Ce blog est en train de se transformer en livre d'or de sautes d'humeur.
Je m'en fout en fait. Si ça peut aider quelqu'un (à part moi), tant mieux.
Si je me confie surtout ici c'est que vous pouvez lire cet article quand ça vous chante.
Il y a des gens avec qui j'aimerais beaucoup parler mais pas peur de déranger, je ne le fais pas.
Je suis déjà un gros boulet social qui n'arrive pas à aller chez les autres ou sortir boire un verre en ville, aller au resto ou au ciné...
j'ai pas non plus envie de vous faire chier en vous téléphonant alors que je sais très bien que vous avez d'autres chats à fouetter.
Pourquoi j'en ai marre?
Parce que ça fait plus de 2 ans maintenant que j'ai cette putain de phobie sociale de merde.
Et j'ai vraiment l'impression que depuis que je prends des anti-dépresseurs et des anxyolitiques
(Effexor 37,5mg et Lysanxia 10 gouttes) depuis Aout 2008 mon état empire.
Mais bon avec seulement les anxyolitiques (Urbanil) de Janvier 2008 à Juillet 2008 ça n'allait pas vraiment bien non plus.
Que faire? J'ai déjà essayé de me sevrer, parce que bonjour les effets secondaires: perte de sommeil, état léthargique, irritation, perte d'appétit, de motivation... mais en fait j'y arrive pas.
J'ai vraiment l'impression d'être une droguée. :/
(Bonjour l'estime soi à ce niveau là...)
J'ai l'impression que mon état ne fait qu'empirer, et que ça va mener à ma perte.
J'espère cependant que ce n'est qu'une mauvaise impression.
Depuis deux ans aussi je cherche sans cesse du réconfort de mes parents, parce que c'est bien joli de raquer pour les séances de psy, de me nourrir et de me blanchir mais c'est pas ça ce que je demande.
Et ce réconfort n'est venu que ce matin. (Wahou...)
Je voulais juste qu'ils me prennent dans leurs bras, en me faisant un bisou sur le front et en me disant que tout irait bien. (Même si c'était pas vrai, j'm'en tappe, juste ce geste de protection. C'était pas la mer à boire!!)
Et sous prétexte que j'ai bientôt 22 ans ben ça leur paraissait impossible. Merde alors!
Je suis leur fille, ils m'ont toujours dit que je serai leur bébé même quand je serais une mémé!
Ben nan.
Pour l'anecdote, qui me fout vraiment les boules; mon propre père ne m'a jamais félicité d'avoir eu
ma licence d'anglais.
Quand je suis revenue avec le certificat à la maison comme quoi je l'avais, il m'a dit:
"C'est le vrai diplome?"
"Non papa, le vrai diplome je l'aurai en octobre 2009 parce qu'il faut attendre, tu me félicites?"
"Nan. C'est pas le vrai. Je te féliciterai quand tu m'apporteras le vrai."
Je suis bien consciente que je travaille pour ma poire et pas la leur, mais quand même!!!!
What the FUCK??
Depuis le 15 Mars 2009, j'ai donc repris, sans savoir pourquoi et sans raison apparente, a avoir des boules au ventre, à me réveiller en pleine nuit et à pleurer sans raison.
"T'as pas pris tes médocs" me dit mon père.
"Bien sur que si!! C'est pour ça que je ne comprends pas!!!"
Qu'est ce qui cloche?? Je me sens tellement coupable de faire tant de mal autour de moi.
Mes parents ne savent pas quoi faire. C'est pas facile d'avoir un boulet à la maison.
Mon copain m'a dit que si je ne trouvais pas de solution pour m'en sortir, il s'en irait. A sa place, je crois que je serais partie depuis bien longtemps.
Ils pensent tous que si je veux je peux. Ça se voit qu'ils ne sont pas à ma place.
Cet état là, je ne le souhaite vraiment à personne. Même à mon pire ennemi, et Dieu sait qu'il y a des gens que je rêverai de voir crever.
Je veux, mon esprit veux, mais mon corps ne veut pas.
J'ai commencé à donner des cours de français à des brésiliens (trop adorables!!) 3 fois par semaine.
J'avais un peu peur au début, (normal) mais je me suis dit que c'était donnant donnant.
Moi je leur fais les cours, ça les aide, mais ça m'aide aussi à me resocialiser.
Bon comme je fais ça bénévolement, y'a des gens qui pigent pas.
Je me sens vraiment épanouie quand je suis avec eux et c'est ça qui compte non?
Ben malgré tout mon corps se pétrifie, patati patata, nausées, pleurs ect... Alors quoi? Vous comprenez mon désarrois?
Ya de quoi devenir dingue.
Je suis en train de devenir dingue.
C'est tellement con tout ça.
Je me sens conne, complètement à côté de la plaque par rapport à mes copains qui s'envolent dans la vie réelle, en fondant une famille ou en commençant à travailler.
Faut pas croire mais moi aussi j'ai envie de tout ca.
C'est pas l'envie qui me manque de dire MERDE à la Marlène attrofiée dans son petit corps qui veut pas avancer...
C'est juste que même si le moral est parfois super bon, ben le corps ne suit pas.
Et c'est repartit pour des paniques, des crises de pleurs avec spasmes, qui parfois m'étouffent et me coupent la respiration.
Heureusement, j'ai encore mon humour, merci mon Dieu.
Sinon je crois que j'aurais déjà capitulé depuis longtemps.
Je ne suis pas une battante moi. Je le reconnais, j'ai pas peur de dire que je suis une faible femme. (lol)
Dans ce monde où on attend de vous la performance et le dépassement de soi, ben moi je dis merde, fais chier, y'en a marre quoi à la fin. Arrêtez la compétition! Prenez le temps de vivre!
Vous n'êtes pas bien? Arrêtez avant de vous développer un ulcère!
Ma kiné me l'a dit, et d'après ce que j'en ai déduit de mes séances avec la psychiatre, j'aurais très bien pu développer quelque chose de plus grave. Heureusement ce n'est qu'une phobie sociale.
Je connais des gens qui s'en sont sortit. Ça donne un peu d'espoir. Ça limite les envie de se foutre en l'air.
Putain... j'espère qu'un jour je pourrai rigoler de toute cette période merdique, et me dire que j'ai bien fait de pas me tailler les veines ou autre.
J'ai vraiment envie de vivre. C'est dur d'y arriver. Mais les mots et l'envie sont là.
Prenez bien soin de vous, et n'hésitez pas à vous manifester pour me remettre en place ou autre.
Ça me fera le plus grand bien.
Je pense bien à vous, gros bisoux.
Marlou xxx